TEMPOsystem · Europe
Infrastructure du temps donné

Le temps donné des Européens reste en Europe.

Une infrastructure hébergée en France, opérée par un acteur de droit français, hors de portée de toute législation extraterritoriale. Et une maison qui mesure ce qu'elle affirme — jusqu'à publier ce qu'elle ne sait pas mesurer.

Pourquoi c'est important

Ce n'est pas d'abord une question de conformité. C'est une question de pouvoir.

De quelles données parle-t-on ? Pas de données de commerce en ligne. De la carte de la solidarité d'une société : qui aide qui, qui est présent auprès de qui, qui est isolé, qui est vulnérable, qui dépend de qui.

Le temps donné, l'entraide, le soin des aînés et des familles — agrégés, ce sont les données les plus intimes qui soient : le graphe social de la fragilité et de la générosité d'un territoire. Sous une juridiction étrangère qui peut les réclamer, ce graphe cesse d'être une trace de lien pour devenir un instrument.

On ne confie pas la carte de la vulnérabilité d'un peuple à une infrastructure qu'un État étranger peut sommer d'ouvrir. La souveraineté, ici, n'est pas du nationalisme : c'est garder ce graphe sous une loi que nous pouvons démocratiquement contrôler.

Un constat de droit, pas une opinion

En 2020, la Cour de justice de l'Union européenne (arrêt Schrems II)1 a jugé le droit de surveillance américain3 incompatible avec la protection des données européennes. Une position de droit, au plus haut niveau européen.

Deux futurs

2042 ou 1984 ?

L'infrastructure du lien social peut prendre deux directions. L'une s'installe déjà, par défaut. L'autre est un choix — le nôtre.

1984 — le modèle extractif

  • Notre générosité devient l'actif de données d'un tiers
  • L'infrastructure du soin dépend d'opérateurs privés, hors du contrôle démocratique
  • Le citoyen devient un produit
  • Des données extractibles, sous loi étrangère, sans retour en arrière
  • La donnée comme levier de surveillance

2042 — le modèle souverain

  • Notre temps donné reste la trace d'un lien, et nous appartient
  • L'infrastructure est un commun, gouverné collectivement
  • Le citoyen reste souverain
  • Des données sous droit européen, auditables, réversibles
  • La confiance pour fondation — des règles écrites

1984 n'est pas une prophétie : c'est une pente, celle du modèle par défaut. 2042 est une décision — que nous nous engageons à prouver, pas seulement à énoncer.

La souveraineté, concrètement

Héberger en Europe ne suffit pas.

Une entreprise de droit américain — ou sa filiale — peut être contrainte de livrer les données qu'elle héberge, même si ses serveurs sont physiquement en France (CLOUD Act, 2018)2. La souveraineté ne se mesure pas à la géographie des serveurs, mais à la nationalité juridique de l'opérateur.

Résidence des données

Où sont physiquement les serveurs.

Souveraineté juridique

À quelle loi obéit l'opérateur. ← ce qui compte.

Notre exigence : des données opérées par un acteur français, non soumis à une loi extraterritoriale, avec pour horizon la qualification SecNumCloud de l'ANSSI5.

Notre trajectoire souveraine infrastructure en France

Cap tenu : la France, sous droit français.

Depuis juillet 2026, toute notre infrastructure opérationnelle — base de données, sites, DNS, courriels, sauvegardes et code source — est hébergée en France, sur une pile open-source auto-hébergée que nous opérons de bout en bout, chez un opérateur de droit français, hors de portée du CLOUD Act. Ne subsistent que des dépendances techniques accessoires (certificats TLS, images logicielles) par lesquelles aucune donnée personnelle ne transite.

La transparence vaut aussi pour ce qui reste. Notre socle relève du droit français, mais n'est pas encore qualifié SecNumCloud (le plus haut niveau de l'ANSSI) : c'est notre prochain cap. Les anciens hébergements sont conservés quelques jours comme filet de sécurité, puis désactivés.

Ouvert & réversible

Rien à cacher, rien qui vous enferme.

Notre code est ouvert et auditable. Vos données vous appartiennent : portabilité complète, export à tout moment, aucune dépendance propriétaire. Un partenaire peut vérifier, reprendre, ou partir — sans friction. La confiance se prouve, elle ne se décrète pas.

Structure, mission & Constitution

Des règles écrites, pas des promesses.

Ce qui protège une infrastructure du lien social, ce sont des règles écrites, opposables, gouvernées : notre Constitution numérique — voix « nous », pas de dark patterns, droits sur les données, réversibilité. Elle transforme « faites-nous confiance » en « vérifiez nos règles ».

Aujourd'hui, l'activité est portée par une auto-entreprise (TEMPOsystem) — le socle qui démarre le projet. La marque TEMPOSYSTEM est déposée à l'INPI acquis. Notre trajectoire vise le statut de société à mission (loi PACTE, 2019)8 et l'agrément ESUS en cours.

Notre métier

Nous mesurons, et nous publions ce que nous ne savons pas mesurer.

Une conformité se mesure, ou elle ne se déclare pas. Nous vérifions l'accessibilité et le respect de la vie privée d'un site sur le document qu'il sert lui-même : quatorze critères d'accessibilité, les serveurs tiers appelés à l'insu du visiteur, les traceurs, les murs de consentement.

Chaque critère rend trois états, jamais deux : conforme, non conforme, ou non testable. La plupart des outils n'en connaissent que deux — et quand ils n'ont rien pu lire, ils écrivent « conforme ». Le troisième état dit où s'arrête ce que l'instrument a pu établir ; c'est précisément ce qu'il faut savoir avant de s'appuyer sur un rapport.

Le premier site que nous avons mesuré est celui-ci

Toutes nos pages, tous les critères : un manquement au premier passage, corrigé le jour même, et un tiers des vérifications déclarées non testables par cette voie. Nous ne déclarons pas pour autant ce site conforme : une mesure automatique établit des manquements, elle n'établit jamais une conformité.

La méthode, ses limites, et l'erreur qu'elle a commise

Conformité

Nos engagements de conformité.

RGPD by design4

Minimisation, consentement, droit à l'effacement, registre des traitements.

Accessibilité RGAA7

Mesurée, pas promise : toutes nos pages passées à notre propre instrument, daté et reproductible, publié avec la liste de ce qu'il ne sait pas voir. Le détail et l'instrument.

Mentions & confidentialité

Publiques et à jour.

Réversibilité

Portabilité et sortie sans coût, inscrites contractuellement.

Impact

Mesurer ce qui compte.

TEMPOSYSTEM mesure le temps donné entre citoyens, associations et territoires. Chaque seconde offerte devient une trace vivante — pas une créance, pas une monnaie, mais la preuve d'un lien.

FAQ partenaires

Vos questions, nos réponses.

Où sont hébergées les données ?

Toutes nos données — et l'ensemble de notre socle applicatif — sont hébergées en France, chez un opérateur de droit français, sur une infrastructure open-source que nous opérons nous-mêmes. Aucune donnée personnelle hors d'Europe. infrastructure en France

Êtes-vous soumis au CLOUD Act ?

Le risque — des données citoyennes chez un opérateur de droit américain — est levé : base, sites, courriels, sauvegardes et code sont désormais en France, hors du champ du CLOUD Act (la localisation des serveurs ne suffit pas — Schrems II, CJUE 2020). Ne restent que des briques techniques accessoires (certificats, images logicielles) sans données personnelles. infrastructure en France

Êtes-vous conformes au RGPD ?

Oui, dès la conception : minimisation, base légale et consentement, droits d'accès/rectification/effacement, registre des traitements. Un point de contact est joignable pour l'exercice des droits.

Le code est-il ouvert et auditable ?

Oui, publié et consultable. Une DSI ou un auditeur peut vérifier par lui-même comment les données sont traitées.

Peut-on récupérer / exporter les données ?

Oui, à tout moment, dans un format ouvert et réutilisable. Le droit à la portabilité (art. 20 RGPD) est outillé : l'export est natif.

Que se passe-t-il si l'on veut partir ?

Vous partez avec vos données, sans friction ni coût de sortie. Aucune dépendance propriétaire ; la réversibilité est un engagement contractuel.

Quelle est votre structure juridique ?

Marque TEMPOSYSTEM déposée à l'INPI (2026). Aujourd'hui, l'activité est portée par une auto-entreprise (TEMPOsystem) — le point de départ. Trajectoire visant le statut de société à mission (loi PACTE) et l'agrément ESUS.

Visez-vous SecNumCloud ?

Oui. SecNumCloud (ANSSI) garantit résidence ET souveraineté juridique — niveau attendu pour les données sensibles du public (doctrine « Cloud au centre », 2021).

Le site est-il accessible (RGAA) ?

Mesurée, pas seulement visée : nos pages sont passées à notre propre instrument, et le seul manquement trouvé a été corrigé le jour même. Mais une mesure automatique établit des manquements, jamais une conformité : l'audit humain reste à faire, et notre déclaration d'accessibilité le dit. La méthode, ses limites et l'instrument.

Comment financez-vous le service ?

Modèle soutenable : l'essentiel gratuit, pas de paywall avant la valeur. Adhésion, soutien, partenariats — jamais la revente des données.